Depuis plusieurs décennies, la disparition de certaines pratiques agricoles et forestières a fortement réduit le nombre de mares. Les mares prairiales, autrefois utilisées pour abreuver le bétail, ont régressé avec la baisse de l’élevage depuis les années 1960. De la même manière, les mares forestières qui servaient autrefois à l’abreuvement des chevaux de trait, ont été délaissées.
Evidemment, ceci n’est pas sans conséquence pour l’ensemble des cortèges vivants qui réalisent tout ou partie de leur cycle au sein de ces milieux. Les changements globaux actuels ne font que renforcer la pression sur ces espèces. C’est notamment le cas du Triton crêté et de la Rainette verte dont les populations sont en régression sur les bassins versants de l’Oise et de l’Aisne.
Face à ce constat, le Conservatoire a lancé un état des lieux approfondi du réseau de mares et de ses populations d’amphibiens, afin de définir des plans d’action concertés avec les acteurs du territoire.
L’objectif du projet est simple : obtenir une cartographie la plus précise possible des mares du territoire. Cela permettra de mieux comprendre les déplacements des amphibiens et d’identifier les zones où les corridors écologiques sont rompus. Il s’agira alors de restaurer les connexions entre les mares et les différentes populations d’amphibiens pour enrayer leur déclin.