D’un point de vue général, les points d’eau sont indispensables aux amphibiens. Le Sonneur à ventre jaune recherche pour sa reproduction des eaux stagnantes de faible profondeur et ensoleillées au moins une partie de la journée. Ces conditions lui permettent de garantir une température optimale pour le développement de ses œufs et des têtards.
En France, on retrouve le Sonneur dans des habitats assez variés :
Mais aussi, dans des milieux prairiaux, bocagers, en lisière de forêt et en contexte forestier. Dans l’Aisne, on le retrouve principalement au sein de boisements situés sur des plateaux argileux (milieu imperméable favorisant la rétention des eaux pluviales). Seuls deux sites subsistent en milieu prairial.
Le domaine vital du Sonneur dépend des caractéristiques paysagères et de points d’eau marqués par une forte instabilité hydrique. Ces milieux sont soumis à des dynamiques de changements naturels ou d’origine anthropique (passages de véhicules motorisés, piétinement des vaches dans les milieux pâturés, etc.). Par conséquent, le Sonneur se reproduit dans des mares pauvres en végétation et peu attractives pour la plupart des organismes végétaux et animaux. Aussi, les prédateurs d’œufs, de têtards et de juvéniles, tels que les larves d’insectes, les coléoptères ou encore les poissons, y sont souvent peu abondants. De plus, les compétiteurs éventuels comme les tritons ou les grenouilles se font également rares dans ces milieux.
Cette espèce se trouve principalement dans le Massif Central, les Alpes et quelques zones résiduelles en Île-de-France et dans le Nord-Est. Plus précisément, les Hauts-de-France marquent la limite de son aire de répartition.
Crédits photos : ©M. Gatel ; G.Gaudin
Ecriture et mise en page : Tatiana TRONEL (chargée d’études scientifiques) ; Mathilde REVE (chargée de mission territoriale) ; Maryse BRECL et Eloïse THEO (service communication) ; Maëlle Gatel (chargée d’études scientifiques)